Un jeune sur trois estime que le gouvernement ne sera pas en état de continuer à verser les pensions



Un jeune sur trois estime que le gouvernement ne sera pas en état de continuer à verser les pensions
C’est aujourd’hui que Delta Lloyd Life a annoncé les résultats de son sondage sur « Les jeunes et leur pension ». Il ressort de ce sondage que 57 % des jeunes Belges se font du souci au sujet de leur pension à venir. 35 % de la jeune génération craignent que les autorités ne soient plus en mesure de verser les pensions légales lorsque l’âge de la retraite sera atteinte. Par ailleurs, 34 % des jeunes s’attendent à une baisse des pensions vers cette époque. La majorité des jeunes (61 %) pense donc qu’il est préférable d’entamer toutes les préparations financières nécessaires dès le début du tout premier emploi et, à ce titre, c'est l'épargne-pension individuelle fiscalement avantageuse qui constitue le moyen de préparation le plus populaire pour eux. Prolonger sa carrière est terriblement impopulaire ; plus de la moitié des jeunes de 18 à 35 ans (57 %) n’est pas prête à travailler au-delà de 60 ans.

Au mois de mars, Delta Lloyd a organisé un sondage sur les pensions auquel ont participé 1 171 jeunes Belges âgés de 18 à 35 ans. « Nous souhaitions vérifier ce que les jeunes savent et ce à quoi ils s’attendent à propos de leur pension à venir », déclare Laurent Winnock, porte-parole de Delta Lloyd Life. « Savent-ils à quel niveau élevé, ou peut-être plutôt bas, la pension légale actuelle se situe ? Ou ne sont-ils pas du tout occupés à préparer leurs ‘vieux jours’ ? » Le sondage en ligne s’adressait essentiellement à la tranche d’âge de 18 à 35 ans.

« Avec ce sondage, Delta Lloyd Life déclare que le débat sur la pension va plus loin qu’une discussion qui se déroule uniquement à la rue de la Loi », poursuit Laurent Winnock. « On a besoin d’un débat ouvert où non seulement les décideurs [politiques] sur les pensions sont impliqués mais également la génération de demain. Et non pas d’un groupe de travail à huis clos. Les jeunes professionnels devront en effet appelés à supporter les coûts du groupe sans cesse grandissant des retraités. »


Résultats du sondage sur les pensions intitulé « Les jeunes et leur pension »

57 % ne veulent pas travailler au-delà de 60 ans

À la question « Jusqu’à quel âge souhaitez-vous travailler ? », 57 % des Belges répondent « pas au-delà de 60 ans ». « Un pourcentage remarquablement élevé », explique Laurent Winnock, « car l’âge légal actuel de la retraite se situe à 65 ans. Dans le débat politique actuel sur la pension, certains politiciens plaident pour une hausse de l’âge de la pension effectif, mais ce concept semble aujourd'hui ne recueillir qu’un soutien particulièrement faible. Uniquement 3 % des répondants se disent prêts à travailler jusqu’à 67 ans. »

Le jeune Belge possède une image réaliste de la pension légale actuelle

À la question « A combien estimez-vous que votre pension devra s'élever pour pouvoir profiter de vos vieux jours sans souci ? », il ressort que 30 % des jeunes de 18 à 35 ans pensent avoir besoin d’une pension de 2 000 euros ou davantage.

Il n’en reste pas moins que la jeune génération a une vue plutôt réaliste sur la pension légale moyenne du Belge. C’est effectivement ce qu’il ressort de sa réponse à la question « A combien s'élève, selon vous, la pension légale moyenne en Belgique ? » : 92 % des jeunes estiment que la pension légale moyenne est comprise entre 800 et 1 200 euros.

Laurent Winnock donne une explication à ces chiffres divergents : il est étonnant que le montant de la pension dont le jeune Belge pense avoir besoin soit bien plus élevé que la pension légale qu’il pense recevoir. D’une part, les jeunes possèdent une image réaliste de la pension légale moyenne d’aujourd’hui. D’autre part, ils pensent tout de même que leurs besoins financiers se situeront à un niveau plus élevé. Il semble peu vraisemblable que la pension légale moyenne franchira le cap des 2 000 euros au moment où ces générations atteindront l’âge de la retraite. Il faudra faire appel à d’autres solutions si l’on veut combler ce fossé financier. »

69 % des jeunes s’attendent à ce que les pensions à venir soient insuffisantes

À la question «Avez-vous des inquiétudes quant à votre situation financière pour votre pension ? », 57 % des jeunes ont répondu « oui, je m’inquiète beaucoup/moyennement ». En Flandre, 53 % des jeunes de 18 à 35 ans partagent cet avis, contre 58 % en Wallonie.

69 % des jeunes sont persuadés que leur pension sera insuffisante (soit plus basse qu'à l'heure actuelle soit que les autorités ne seront plus en mesure de la payer) :
35 % de la tranche d’âge de 18 à 35 ans s’attendent à ce qu’une fois l’âge de la retraite atteint, « les autorités ne soient plus en mesure de verser les pensions légales ». Si vous posez la même question aux participants âgés de 36 à 65 ans, vous atteignez seulement 15 %.
34 % de la jeune génération pense en outre que « la pension légale sera plus basse que celle d’aujourd’hui ». En Wallonie, 43 % des jeunes partagent cet avis, contre 25 % en Flandre.

« Plus de la moitié des jeunes Belges se font du souci sur leur situation financière durant leur retraite », récapitule Laurent Winnock. « Les participants âgés de 36 à 65 ans n’ont pas non plus l’esprit tranquille, mais ils gardent clairement un peu plus confiance que la jeune génération dans les autorités. La confiance des participants âgés de 18 à 35 ans dans les autorités en leur capacité de pouvoir continuer à verser les pensions légales est visiblement faible. Et il s’agit là d’un message inquiétant, car les autorités devraient pouvoir garantir la confiance dans les pensions. »

Pour un tiers des jeunes Belges, seules les périodes de travail actives entrent en compte dans le calcul de la pension

Un tiers des jeunes de 18 à 35 ans (31 %) estime que le calcul de la pension doit uniquement prendre en compte les périodes de travail actives, sans les interruptions. L’interruption de carrière (22 %), même les périodes intercalées de recyclage (21 %) ainsi que les congés parentaux étendus (26 %) entrent moins en ligne de compte pour le calcul de la pension. « Une explication sous-jacente qui irait de soi pourrait être que cette génération n’a pas encore été en contact avec ces ‘pauses-carrière’, mais à la même question posée aux participants de 36 à 65 ans, nous n’observons pas de grande différence quant à la tournure d'esprit. Dans cette tranche d’âge, 36 % déclarent même que les périodes de travail actives doivent être la seule base pour le calcul des pensions », ajoute encore Laurent Winnock.

L’épargne-pension individuelle fiscalement avantageuse, la préparation la plus populaire pour la pension

Un quart des jeunes de 18 à 35 ans (25 %) considère que l’épargne-pension fiscalement avantageuse constitue la meilleure préparation pour la pension. Les jeunes complètent celle-ci par leurs deux autres meilleures méthodes de préparation à la pension, à savoir un versement régulier sur un compte-épargne (22 %) et être propriétaire d’une habitation (21 %).
La même question posée aux participants âgés de 36 à 65 ans donne à nouveau trois méthodes retenues dans l’ordre suivant : être propriétaire de sa propre habitation (31 %), l’épargne-pension fiscalement avantageuse (29 %) et une assurance-groupe via l’employeur de la société (15 %).

« L’épargne-pension fiscalement avantageuse trône parmi toutes les tranches d’âge dans les trois premières manières de se préparer à la pension ultérieure », confirme Laurent Winnock.
« Aujourd’hui, plus de 60 % des jeunes de 18 à 35 ans recourent à l’épargne-pension fiscalement avantageuse et une grande partie d’entre eux considère celle-ci comme étant le tampon le plus important pour jeter un pont sur le fossé des pensions. Le fait que la jeune génération recoure déjà massivement à l’épargne-pension, indique tout de même qu'elle se sent bel et bien concernée par la pension. Elle se rend compte que les préparations doivent commencer à temps. Nous remarquons toutefois que la valeur d’une pension supplémentaire via l’employeur (2e pilier) reste encore sous-estimée. Seulement 15 % des jeunes interviewés ne considèrent pas une assurance-groupe/un fonds de pension comme une préparation significative de la pension bien que ceux-ci puissent précisément constituer un complément plus sûr en plus de la pension légale. Une mission importante est ici réservée aux assureurs quant à la sensibilisation au 2e pilier. »

La jeune génération estime qu’une pension complémentaire ne constitue pas une condition des rémunérations et indemnités et préfère une augmentation de salaire à une augmentation de pension

16 % des jeunes de 18 à 35 ans et 22 % des participants âgés de 36 à 65 ans estiment que la présence d’une pension complémentaire dans les rémunérations et indemnités est déterminante. Il s’en suit donc qu'une pension complémentaire ne représente pas une condition des rémunérations et indemnités pour plus des trois quarts des Belges (80 %).

S’ils reçoivent le choix entre une augmentation de salaire et une augmentation de pension (assurance-groupe), les jeunes de 18 à 35 ans préfèrent massivement (76 %) une augmentation de salaire. Par comparaison : parmi la tranche d’âge de 36 à 65 ans, une augmentation de pension (51 %) reçoit une légère préférence par rapport à une augmentation de salaire (49 %).

Il n’en reste pas moins qu’à la question « À partir de quel âge doit-on se préparer financièrement à la pension », 61 % des jeunes de 18 à 35 ans ont répondu « à partir du début du tout premier emploi ».

« La jeune génération aimerait préparer sa pension, mais si le choix lui est encore laissé, elle préfère une meilleure qualité de vie dans le présent. Une tâche est ici réservée à tous les intervenants du domaine de la pension pour expliquer qu’un second pilier par l'intermédiaire de l'employeur deviendra peu à peu une nécessité », précise Laurent Winnock.

La jeune génération estime qu'une pension complémentaire est un complément mensuel à la pension légale

À la question « Dans la mesure où vous bénéficierez d’une pension complémentaire en plus de votre pension légale, sous quelle forme souhaiterez-vous qu’elle vous soit versée lorsque vous prendrez votre pension ? », 35 % des jeunes de 18 à 35 ans ont répondu « sous forme d’une rente mensuelle », tandis que seulement 25 % ont donné la préférence à un versement de « capital unique ». Par comparaison : les participants âgés de 36 à 65 ans ont préféré un versement de capital unique (46 %) et dans une moindre mesure une rente mensuelle (24 %).

« Tandis que les plus âgés considèrent encore souvent la pension complémentaire comme une somme en supplément qu’ils aimeraient recevoir en une fois à l’âge de la retraite, les jeunes Belges considèrent plutôt celle-ci comme un complément mensuel (nécessaire) à leur pension légale », conclut Laurent Winnock. « On n'entend cependant toujours rien au sujet des modalités de versement de la pension complémentaire dans le débat sur les pensions. »


Le débat sur les pensions avec la jeune génération est nécessaire

« Votre retraite future devrait être associée à une période heureuse et sans souci », déclare Laurent Winnock. « Il n'en reste pas moins que les jeunes Belges n’éprouvent pas cette phase de leur vie comme quelque chose auquel ils aspirent, constatant combien les pensions légales flirtent avec les seuils de pauvreté. Le coût grandissant de la génération du baby boom est alarmant et hypothèque principalement leur pension. En outre, il n'est pas tenu compte de leur avis au cours de la prise de décisions dans le débat sur les pensions. »

C’est dans l’objectif de conscientiser la jeune génération sur ce problème de manière ludique et de la stimuler pour la faire participer elle-même au débat sur les pensions que Delta Lloyd Life a lancé début mars la campagne « Pensionize me ». Le lauréat du concours « Pensionize me », Joachim Grochowczak, a bénéficié, en compagnie d’Erika Van Tielen d’une semaine en « préretraite » luxueuse à Miami. Delta Lloyd veut montrer p,ar là que votre pension peut être une période sans souci si vous entamez les préparations financières suffisantes à temps. À partir du lundi 12 avril et jusqu’au dimanche 18 avril inclus, vous pourrez lire leurs aventures sur leur blog sur le site www.humo.be

Lundi 12 Avril 2010








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