Bruxelles - 30 mars 2010 – A la Clinique Saint-Jean, le Brussels Heart Center ouvre aujourd’hui sa toute nouvelle salle hybride cardiovasculaire. Cette espace haute en technologie est une salle d’intervention qui associe les caractéristiques d’une salle d’opération classique de chirurgie cardiaque à celle d’une salle de cardiologie interventionnelle. Les hôpitaux qui disposent d’une salle hybride ont le plus souvent implantés une salle d’angiocardiographie dans une salle d’opération classique. A la Clinique Saint-Jean, les services de cardiologie et de chirurgie cardiaque, regroupés au sein du Brussels Heart Center, ont aménagé la salle d’angiographie aux normes d’environnement stérile d’une salle d’opération.
Avec une surpression atmosphérique ambiante, on assure les flux d’air avec propreté particulaire (ISO 7). Le matériel d’angiocardiographie avec arceau suspendu au plafond est monté sur rail permettant en quelques secondes de dégager ces éléments du champ opératoire. La table est dotée des mouvements de bascule adéquats et l’arrivée des gaz anesthésiques est similaire à ceux d’une salle conventionelle. De plus, cette salle « hybride » accepte la pratique de toutes les interventions de cardiologie interventionelle et de l’électrophysiologie avec l’équipement le plus moderne.
Ainsi en cardiologie interventionelle, l’extrême mobilité de l’arceau et de la table permettent la réalisation aisée des coronarographies et angioplasties par voie radiale. Par rapport à l’abord fémoral classique, cet abord réduit considérablement le risque de complications hémorragiques et permet au patient de conserver sa capacité à se déplacer immédiatement. Ainsi ces examens seront réalisés en mode ambulatoire via l’hospitalisation de jour. Des logiciels performants en traitement de l’image permettent d’assurer les interventions dans les meilleures conditions, par exemple l’image des stents intracoronaires est renforcée afin d’assurer de leur bon déploiement.
Toute l’information est de plus disponible sur un seul écran large modulable à l’infini où l’on peut visualiser l’image active et simultanément les images anciennes archivées : les images de scanner ou MRI, les pressions hémodynamiques, l’imagerie échographique intracoronaire etc…
Grâce à une rotation extrêmement rapide de l’arceau, on peut obtenir en une seule injection une imagerie permettant une reconstruction en 3 dimensions des structures cardiaques, utile en électro-physiologie et dans le remplacement valvulaire aortique percutané.
Nouveautés en chirurgie cardiaque
En effet, actuellement il est possible chez certains patients à trop haut risque chirurgical, de mettre en place des prothèses valvulaires aortiques sans circulation extra corporelle. En passant par l’artère fémorale au niveau de l’aine, on implante la prothèse au niveau de l’anneau aortique. Ces techniques qui associent chirurgie et cardiologie interventionnelle, nécessitent des salles qui doivent obéir aux spécificités des deux spécialités. C’est ici que l’on mesure les besoins de cette salle hybride.
Par ailleurs, la salle est bien adaptée à de nombreuses interventions chirurgicales requérant la collaboration entre cardiologues et chirurgiens On pense à la pose de défibrillateurs, de pacemaker resynchronisant les deux ventricules, la revascularisation mixte par pontage aortocoronaire sans CEC de la face antérieur et dilatation percutanée par angioplastie dans d’autres territoires du cœur.
Nouveauté en électrophysiologie
Son écran large, multi-programmable est particulièrement performant pour la réalisation des dernières techniques en électrophysiologie, en particulier la fibrillation auriculaire. L’intégration de l’imagerie scopique avec celle de l’oreillette gauche obtenue antérieurement par scanner ou directement à la table par reconstruction 3D donne au médecin un environnement exceptionnel pour améliorer la localisation des cathéters. L’environnement hybride permettra également dans un futur proche de coupler les techniques d’ablation endocavitaire avec les ablations par voie chirurgicale par thoracoscopie.