Faire face à l’isolement



Faire face à l’isolement
La solitude des personnes  âgées en Belgique mais également dans une grande majorité des pays « post Baby-boom» (pic de la natalité après 1945), résulte d’un rallongement de l’espérance de vie allié à une carence de structures sociales adéquates face à cette évolution générationnelle. Si jusqu’à 75 ans, en moyenne, un individu de bonne constitution peut encore participer activement à la vie en société, les dix années suivantes l’expose à de grands changements métaboliques et par conséquent à une transformation de son quotidien tout entier. Perte d’autonomie, diminution des facultés intellectuelles et sensorielles, etc. Une étude relève notamment que sur cent personnes âgées interrogées, 42.6 % d’entre elles avaient un problème physique responsable de leur solitude. En effet, un cas de mobilité réduite limite les sorties en extérieures, ce qui ne saurait s’améliorer sans l’intervention d’un tiers. Enfin, la culture et les avancées technologiques peuvent également favoriser l’isolement intergénérationnel, notamment lorsque l’Internet ou le GSM deviennent les moyens de communication privilégiés par la « jeunesse ».
Face à ces mutations inévitables des codes et des modes sociétaux, la personne âgée doit faire face à une situation d’isolement aggravée dans certains cas par la perte de l’être cher, mais aussi des revenus mensuels insuffisants. Trois fois plus importante qu’en 1962, la précarité sociale et économique des plus de 85 ans concerne majoritairement les femmes et s’avère une problématique de premier ordre. C’est ainsi qu’en Belgique de nombreuses actions ont vu le jour, notamment encouragées par la Fondation Roi Baudoin (2004).  A.s.b.l, ONG, associations et autres comités de soutien à la personne vont permettre l’amélioration de l’aide à domicile, le rapprochement intergénérationnel ou encore la mobilité des seniors. Il s’agit avant tout de raviver la relation des jeunes avec les plus âgés en aménageant  des espaces de vie et d’échanges ponctuels.

 Ci-dessous quelques solutions d’alternatives intelligentes :


  1. La cohabitation 
Un échange de bons procédés qui offre à l’étudiant l’hébergement sans frais au domicile de la personne âgée en contrepartie d’un soutien moral : motiver les discussions, veiller à la santé physique et psychique, pratiquer des activités qui dynamisent le quotidien, etc. Un soutien de tous les jours favorisant la rencontre intergénérationnelle et qui favorise la responsabilisation des adolescents quant à leurs aînés.
  1. Transports sociaux, ex : le « Taxi Seniors » dans la commune de Rixensart
 
Soutenue en 2005 grâce au soutien de la Fondation Roi Baudoin, cette a.s.b.l est un service de taxis sociaux qui répondait à une demande de plus en plus importante. En chiffre, cela représente aujourd’hui 200 trajets par mois (faire les courses, se rendre chez le médecin, visiter des amis, de la famille, etc.) pour la modique somme de 1 euro. Vous pouvez vous renseigner sur ces services parmi les adresses suivantes :
www.siss.be, www.bruxellesmobilite.irisnet.be, www.uvcw.be,
Alors vive la parole directe, l’humour, la complicité, bref…les échanges (!) qui parviendront à lutter contre l’isolement des personnes âgées, lesquelles ont tend à nous apprendre. Profitons du soleil et de la belle saison venante pour organiser des barbecues entre voisins, des fêtes de quartier et autres « joyeuseries », afin d’y accueillir la diversité de nos semblables et célébrer ensemble un nouveau printemps 2012, solidaire, généreux et intergénérationnel !


Samedi 12 Mai 2012