Les maladies du cerveau toucheraient 14 millions de personnes
Contre l’âge, l’activité :
Contrairement à la conception ancienne qui voulait que le cerveau, une fois « mature », reste « figé », on sait aujourd’hui qu’il a une certaine plasticité, qu’il peut s’enrichir et se réparer. A tout âge, en effet, des connexions nouvelles entre les neurones se créent en fonction de ce que l’on apprend et de ce que l’on vit. On peut donc ralentir le vieillissement normal de son cerveau par l’activité. « Plus que n’importe quel traitement, la stimulation cérébrale quotidienne est au cœur de la lutte anti-âge »
Quand les chercheurs parlent d’avoir une bonne « activité cérébrale», ils ne suggèrent pas de faire des mots croisés tous les jours mais plutôt d’avoir une vie sociale, de faire des rencontres, de discuter, de s’occuper des autres, d’être créatifs, de faire du sport, de voyager, d’avoir des loisirs… Tout simplement de vivre, le grand danger pour la santé de la mémoire étant de se replier sur soi.
Quels espoirs pour les maladies de la mémoire :
Selon certaines études, celui qui a eu une activité cérébrale importante, n’échappera pas à une maladie d’Alzheimer si elle doit se produire mais il s’en défendra mieux et elle apparaîtra plus tard.
On n’a pas encore trouvé les moyens d’éviter cette maladie qui altère profondément la mémoire. Les médicaments actuels corrigent les symptômes mais ne ralentissent pas la dégénérescence.
« Aujourd’hui une des stratégies de recherche est de mieux comprendre les mécanismes de la plasticité cérébrale. L’origine de la maladie d’Alzheimer est encore inconnue. On sait qu’elle est multifactorielle. « La biologie n’explique pas tout. Le mode de vie, l’alimentation, l’environnement, la culture...y sont aussi impliqués.
Effets secondaires très lourds :
On a découvert les responsables de la disparition des neurones: ce sont des protéines anormales qui s’accumulent dans le cerveau. L’autre stratégie de recherche est donc de pouvoir les bloquer soit par un vaccin, soit par des médicaments. La piste du vaccin pour des patients en début de maladie est suivie par des équipes américaines. La difficulté est d’éviter les effets secondaires très lourds qui ont marqué les premiers essais.
L’autre espoir de la recherche – et tous les grands laboratoires y travaillent - est de trouver des molécules qui vont stopper, le plus tôt possible, l’accumulation de ces protéines.